Le grand débat national

Le grand débat est terminé, mais vous pouvez toujours consulter les différentes contributions des citoyens.

Les contributions du Grand débat

C'est quand ?

Le grand débat national se déroulera à partir du 15 janvier pour une période de 2 mois.

Grand débat national, mode d'emploi

Le Gouvernement a mis en place une palette d’outils à disposition des citoyens qui souhaitent prendre part au grand débat :

  • Les réunions d’initiatives locales : elles permettront à chacun de débattre au cours de réunions publiques, de se faire entendre et de convaincre.
  • Les contributions en ligne ou par courrier : à compter du 21 janvier, les contributions des Françaises et des Français pourront être directement déposées sur le site www.granddebat.fr ou envoyées par courrier postal :

Mission grand débat – 244, bd Saint-Germain, 75007 Paris.

  • Les stands de proximité : ces stands seront installés dans des lieux de passages du quotidien. Ils permettront à ceux qui le souhaitent de donner leur avis sur les thématiques mises au débat.
  • Les conférences citoyennes : à partir du 1er mars, des conférences citoyennes régionales seront organisées, associant des Français tirés au sort dans chaque région à des représentants de diverses parties prenantes. Ils pourront participer à l’élaboration de pistes concrètes, donner leur avis sur ce qui ressort des premières semaines du grand débat.

Le Maire de la commune informe les administrés qu’un cahier de doléances et de propositions citoyennes est à leur disposition, aux heures d’ouverture du secrétariat de la Mairie.

La Mairie est ouverte lundi, mardi, jeudi et vendredi de 8h30 à 12h30 et de 14h à 17h30.

Qui peut organiser et participer au grand débat national ?

Dès le 15 janvier 2019, chacun pourra avoir accès à la liste des débats organisés dans sa région sur www.granddebat.fr. Ce site permettra à ceux qui le souhaitent de s’enregistrer afin de déclarer un débat qu’ils souhaiteraient organiser.

On peut également faire ces démarches par téléphone :

  • 0 800 97 11 11 pour la France Métropolitaine (numéro vert)
  • 01 82 71 03 39 pour l’Outre-Mer

Pour aider les organisateurs dans leurs démarches, la plateforme mettra à disposition :

  • un kit méthodologique (c’est-à-dire un mode d’emploi des réunions locales proposant un déroulé, les démarches à suivre de la création à la restitution d’une réunion, les bonnes pratiques pour animer et organiser une réunion)
  • des fiches de présentation des thèmes mis au débat (chacun des 4 thèmes proposés dispose d’une fiche présentant des éléments de contexte, des points de débat et une troisième partie qui servira de modèle de compte-rendu sur la base de questions fermées et ouvertes)
  • des fiches thématiques et des « kits territoriaux » permettront d’éclairer les réflexions collectives durant les réunions

Les quatre thèmes du grand débat national

Chaque débat doit s’inscrire dans au moins l’une des 4 thématiques proposées par le Gouvernement.

Pour ce faire, des fiches présentant des éléments de contexte, des points de débat et une troisième partie qui servira de modèle de compte-rendu sur la base de questions fermées et ouvertes sont mises à disposition des participants.

2018 est l’année la plus chaude jamais enregistrée en France. Ce n’est pas un cas isolé : 9 des 10 années les plus chaudes ont eu lieu après l’an 2000. Au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, le seuil critique de 2 °C de hausse de la température mondiale sera dépassé avant la fin du siècle, entraînant de manière irréversible un emballement du climat et la multiplication des catastrophes naturelles. C’est dans ce contexte alarmant que 196 pays, sur les 197 que compte l’ONU, ont signé en novembre 2017 l’Accord de Paris sur le Climat. Cet accord, «juridiquement contraignant» engage les signataires à limiter la hausse des températures en dessous de 2°C. La France est en retard au regard de ses engagements pour atteindre ces objectifs ; or nous ne sommes pas épargnés par les conséquences du dérèglement climatique comme l’ont montré les évènements tragiques à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy en septembre 2017 ou dans l’Aude en octobre dernier.

Le changement climatique et la transition énergétique ont un impact direct sur notre quotidien. Les énergies fossiles (charbon, pétrole, fioul, gaz) que nous consommons pour nous déplacer ou nous chauffer, représentent aujourd’hui 70 % des émissions de gaz à effet de serre (le reste provenant essentiellement de l’agriculture). En réduire la consommation est indispensable pour limiter le changement climatique.

Notre santé est en jeu. On estime que la pollution de l’air est responsable de 48 000 décès prématurés par an dans notre pays. Les énergies fossiles sont chères. La réduction de leur consommation réduirait notre dépendance aux importations de l’étranger. Elle permettrait de préserver le pouvoir d’achat des Français, en les protégeant contre les hausses de prix.

C’est utile à tous, et particulièrement aux plus modestes. En France, plus de 3 millions de ménages sont d’ores et déjà en situation de précarité énergétique, c’est-à-dire qu’ils consacrent plus de 8 % de leurs revenus à se chauffer.

Le vote annuel du « budget » par les parlementaires permet à l’Etat de collecter les impôts pour financer toutes les actions publiques. Les finances publiques de la France sont marquées par le niveau de dépense publique le plus élevé des pays développés lorsqu’il est rapporté au produit intérieur brut (PIB). La dépense publique s’est élevée à 56,5 % du PIB en 2017. Pour financer ces
dépenses, nous avons recours aux impôts et aux cotisations sociales, qui constituent ce qu’on appelle les « prélèvements obligatoires ». Le taux de prélèvements obligatoires en France s’est levé à 45,3 % de PIB en 2017. Il est en hausse constante depuis 50 ans et est aujourd’hui le plus élevé des pays riches. Cela signifie que près de la moitié de la richesse produite est prélevée par l’État, la sécurité sociale et les collectivités locales. La dépense publique finance de nombreux services publics (police, hôpital, armée, tribunaux, écoles, universités,…), mais pas seulement :
elle regroupe aussi ce qu’on appelle les prestations ou aides sociales (retraites, assurance maladie, aides au logement, allocations familiales, allocation adultes handicapés, revenu de solidarité active…), ainsi que le remboursement des intérêts de la dette.

Pour donner une première idée, les trois principaux postes de dépense publique sont les retraites, l’assurance maladie et l’Education nationale : ils représentent, pris ensemble, plus de 55% de la dépense publique.

Depuis plus de soixante ans, les institutions de la Cinquième République ont assuré à notre pays la démocratie et la stabilité. Mais de nombreux signes de distance, voire de défiance, des français face à nos institutions et à ceux qui les représentent sont aujourd’hui perceptibles. Le système politique est souvent perçu comme trop peu efficace, trop peu représentatif, trop peu responsable, et nombre de nos concitoyens se tiennent éloignés des urnes. Sur 47 millions de Français inscrits sur les listes électorales, 36 millions se sont exprimés au 1er tour de l’élection présidentielle, mais seulement 18 millions au 2nd tour des élections législatives.

Le gouvernement a déposé devant le Parlement un projet de loi comprenant : l’interdiction du cumul de plus de trois mandats identiques successifs, a réduction d’un tiers du nombre de parlementaires et l’introduction d’une dose de proportionnelle.

5 480 202 agents publics travaillent au service des citoyens, dans une des administrations françaises. Les services publics au quotidien, qu’est-ce que c’est ?

  • 13 millions d’élèves collégiens, lycéens et apprentis pris en charge chaque jour par l’enseignement public;
  • 20 millions de patients soignés dans les services d’urgences des hôpitaux tous les ans;
  • plus de 4 millions d’interventions réalisées par les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) chaque année;
  • plus de 39 millions d’objets acheminés par la Poste chaque jour.

Et bien d’autres choses : la police et la gendarmerie, les impôts, la Caisse d’Allocations Familiales, Pôle emploi, l’ensemble des missions d’inspection et de contrôle conduites par l’État dans le champ de la sécurité sanitaire, alimentaire, de la répression des fraudes …
Et pourtant, 45 % des usagers perçoivent une dégradation de la qualité des services publics et seuls 14 % des Français considèrent que les responsables politiques et les institutions prennent suffisamment en compte leurs préoccupations.